Gesves se déclare en état d’urgence climatique!

Lors de son Conseil Communal du 18 décembre 2019, la Commune de Gesves a déclaré l’état d’urgence climatique.
Les scientifiques le prédisent depuis 50 ans et le démontrent depuis 20 ans : le dérèglement climatique, qui frappe déjà les populations les plus précarisées et nos agriculteurs, est bel et bien d’origine humaine. Les citoyens l’ont d’ailleurs bien compris. Depuis deux ans et toutes générations confondues, ils réclament des mesures à cor et à cris. Au moment où la COP 25 montre l’incapacité des pays à mener une action ambitieuse coordonnée, c’est au niveau de l’action locale que nous devons agir avec un impact direct sur le territoire. C’est pourquoi le Conseil Communal de Gesves a décidé de déclarer l’état d’urgence climatique de notre commune.

Déclaration d'urgence climatique à Gesves

Qu’est-ce à dire ?

Au travers de cette déclaration, le pouvoir communal gesvois s’engage sur de nombreux points à lutter très concrètement en faveur du climat (voir liste reprise dans la déclaration en annexe). Elle a notamment décidé d’adopter un plan de gestion de l’eau qui fera de Gesves une commune résiliente face aux vagues de chaleurs et à l’augmentation annoncée des pluies et orages, sources d’inondations ; de s’orienter désormais vers la conception de quartiers durables, et vers une économie circulaire pour les chantiers de rénovation et les lotissements ; de mettre sur pied une Commission Climat qui proposera des actions et assurera le suivi des initiatives communales.

Plus globalement, la commune de Gesves s’engage à travailler transversalement et à orienter ses politiques et ses actions de manière à atteindre la neutralité carbone avant 2050, la fourniture des bâtiments communaux à 100% en énergie verte – et, si possible, une réduction de 55
% de la production de gaz à effet de serre – dès 2030.

La commune s’engage donc au-delà de l’engagement pris au travers de la
Convention des Maires – qui l’obligeait à réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 – et s’aligne ainsi sur les objectifs plus ambitieux de la Région wallonne.

La motion est disponible ici…

Pour toute question, n’hésitez pas à nous interpeller!

Cédric Degraux

De bonne initiatives.
Par contre je ne pense pas que cibler les véhicules diesels aie quelque chose à voir avec le réchauffement climatique. En effet, ceux-ci, ayant un rendement supperieur aux vehicules à essence produisent moins de CO2. Ils émettent par contre des particules et d’autres gaz, nocifs pour la santé. Ce qui se fait ressentir dans les grandes villes, mais tres peu à la campagne… je vous recommanderais donc de diriger vos efforts vers les véhicules émettant le plus de CO2, mais ne pas diaboliser les vehicules diesels, qui à puissance et norme d’emission (euro0-6) égale, émettent moins de gaz à effet de serre que leurs equivalent à essence.
Cedric Degraux, ingénieur en énergétique, et automobile.

Alain Huyberechts

L’urgence implique une action rapide. Or, la situation ne fait que se dégrader de manière exponentielle depuis le début de l’ère industrielle (eh oui, on se battait déjà contre la pollution de certaines industries au XIXeme siècle!)
La COP 25 a accouché d’une souris et tous les efforts qu’on peut faire en Europe sont largement annihilés par l’Asie, l’Inde et l’Amérique, tant côté nord que sud.
Félicitations toutefois pour vos actions. Il paraît que la foi soulève les montagnes…

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